L’affaire Renée Maupin, les débuts

Ça commence par une plongée dans mon quotidien. Je viens de terminer Chocolat de Gérard Noiriel. Un livre sur un artiste de cirque de la fin du XIXe siècle, grande célébrité de son temps, mais qui, parce qu’il était clown et surtout parce qu’il était noir, a sombré dans l’oubli. Ce livre tente de lui rendre justice, permet de redécouvrir cet homme et met en lumière la relation qui se crée entre un auteur et son sujet. Un film a été produit sur l’histoire de ce clown (film que je n’ai pas vu, je n’en dirai donc rien).

Portrait de Rafael alias “Chocolat” par Du Guy en 1903

Portrait de Rafaël, alias « Chocolat », Du Guy, 1903, BNF

Un des nombreux intérêts de ce livre pour moi a été la découverte de la société circassienne du tournant XIXe-XXe siècle. La « société circassienne » c’est la société des gens du cirque. Je ne connaissais pas cet adjectif avant de lire le livre. Je ne connaissais pas grand-chose à l’histoire du cirque non plus et j’ai pris plaisir à découvrir la façon dont ce monde fonctionnait et ses personnages, souvent hauts en couleur.

Et comme je suis curieuse il n’était pas rare que j’effectue de petites recherches sur Internet pour en savoir un peu plus sur certaines personnalités mentionnées. C’est comme cela que j’ai fait la connaissance de Jean-Gaspard Deburau, mime de génie, inventeur du Pierrot moderne, qui a inspiré Carmet pour Les enfants du paradis, ou d’Yvette Guilbert première vraie « vedette » de la chanson française.

C’est aussi comme ça que j’ai fait la connaissance de Renée Maupin, par une simple citation, p. 198. L’auteur raconte l’histoire d’une pantomime et cite les acteurs la jouant :

« […] El Senior Patakès (Medrano) et son ami Saint-Gardenia (Pierantoni) ont donné rendez-vous à Miss Betsy (la danseuse Renée Maupin) […] »

Je connaissais déjà Medrano et Pierantoni (illustres clowns de l’époque), comme tous les autres acteurs de la pantomime d’ailleurs, parce qu’ils avaient eu le droit à une mention et à un court développement dans le livre.

Mais ce n’était pas le cas pour Renée Maupin. En fait ce n’était le cas que pour peu de personnages féminins du livre (les écuyères, cavalières, danseuses, etc.), autres oubliés de l’histoire. C’est à ce moment que je me suis demandé quelle était la place des artistes féminines au cirque, et dans le spectacle en général. Le XIXe siècle marque l’apparition des grandes « stars », aux carrières internationales ainsi que des nouveaux médias : la photographie, le phonographe et, bien sûr, le cinéma. Cette célébrité permet aux hommes mais encore plus aux femmes de s’émanciper (qu’on pense à Sarah Bernhardt qui, au fait de sa gloire, triomphera dans le rôle d’Hamlet montrant par là que son talent est tel qu’elle peut tenir à la fois des rôles masculins et féminins). Mais tout le monde ne peut pas être Rachel, Sarah Bernhardt ou Yvette Guilbert.

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Sarah Bernhardt en « Hamlet », Studio Lafayette. Photographie publicitaire pour l’Adelphi Theatre, London, 1899

Et pour les autres, que se passe-t-il ? Je n’apprendrai rien à personne en disant que la société du XIXe siècle était (plus que la nôtre) patriarcale. La liberté prise par une femme de monter sur scène et de « se donner en spectacle » est alors une forme de transgression. Les femmes sont éminemment objectivées. L’attrait premier des cavalières, acrobates, danseuses ou comédiennes, avant même leur talent, paraît être leur beauté, leur grâce et leurs costumes. Les hommes de la bonne société allant au cirque, cabaret, théâtre etc. à la fois pour être impressionné par le spectacle mais aussi pour être émoustillé.

Pourtant des femmes artistes il y en a plein et le désir de jouer, de s’exprimer, de transmettre, d’être sur scène n’a pas l’air d’être moins important que celui des hommes même si la transgression aux codes de la société est plus grande (il faudrait évidemment nuancer : être artiste au XIXe siècle c’est encore se mettre à la marge de la société et ce quel que soit son sexe).

Arrivé là de mes réflexions j’étais particulièrement curieuse de connaître l’histoire de cette Renée Maupin, a priori figure mineur du cirque parisien de cette époque (1895) mais quand même suffisamment connue pour qu’on ait gardé trace de son nom. Je me suis donc empressée de taper « Renée Maupin » dans mon moteur de recherche. Et là … rien ou presque ! Pas de page Wikipédia, pas d’article de blog etc. Presque aucune réponse pertinente à l’exception d’une citation dans « Le théâtre de Jules Renard » et une photo en vente sur e-bay « CPA Renée Maupin, Artiste théâtre ».

Avec Internet on a pris l’habitude d’avoir une réponse rapide et complète en un simple clic, mais il semblerait qu’il y a encore des recherches à faire, des choses à découvrir. Dans son livre, Noiriel parle de son nouveau rapport aux archives et de ce qu’Internet et la numérisation des sources changent dans le métier d’historien. Je me suis donc posé une nouvelle question (encore une) : jusqu’où cet outil peut nous permettre d’aller ? J’ai donc décidé de mener l’enquête et de vous entraîner avec moi : d’abord sur les traces de Renée Maupin et surtout sur les capacités d’Internet en tant que fournisseur de sources historiques. La règle est donc simple, ne se servir que des ressources d’Internet, accepter les digressions (faire une belle part à la sérendipité) tout en se souvenant de notre but (en savoir le plus possible sur Renée Maupin). Je n’ai aucune idée d’où se voyage nous mènera, peut-être nulle part, peut-être très loin, mais je vous propose de le faire ensemble.

La suite… au prochain numéro.

La prochaine fois nous nous concentrerons sur les deux seules ressources crédibles de notre moteur de recherche et verrons tout ce qu’on peut en tirer. 

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Cake carotte-feta

Un carotte-cake salé parfait pour un pique-nique. Une recette sans gluten à la base (probablement adaptable dans lactose également) mais comme je ne souffre pas d’intolérances je m’en suis donné à cœur joie.

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Pour 6 personnes

  • 300 g de farine de blé (ou 150 gr de farine de maïs et 150 gr de farine de riz)
  • 500 g de carottes cuites
  • 8 cl de lait (ou de lait d’amande)
  • 60 g de beurre (ou de margarine)
  • 75 g de feta
  • 2 gros œufs
  • des graines diverses (potirons, etc.)
  • sel, poivre, piment et éventuellement cumin et/ou basilic frais

Préchauffez le four à 180 °C. Égouttez et mixez les carottes. Ajoutez le beurre fondu et les œufs. Mélangez le tout.

Incorporez la (ou les) farines, le lait, du sel, du poivre, (les épices si vous en utilisez) et la feta émiettée. Beurrez et farinez un moule à cake. Versez la pâte dedans. parsemez de graines de potiron et enfournez pour 40-50 min.

Patientez 10 min avant de démouler sur une grille pour laisser complètement refroidir.

C’est prêt ! À déguster avec de la salade, de l’avocat frais et éventuellement un œuf poché.

Recette de base : Zeste n°92
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Visite au Louvre (album photos)

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Jeux d’ombres

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Antiquités grecques, regard moderne

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Échanges de regards

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Hommes à genoux devant Marie-Madeleine

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Le dormeur

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De dos c’est bien aussi

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Visite au Louvre

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Porc mariné aux agrumes et tarte filo aux légumes : deux recettes pour le prix d’une !

Deux petites recettes sympas, adaptables à toutes les saisons et qui vont bien ensemble.

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Le porc mariné aux agrumes

Pour celle-là, je me suis inspirée d’une recette de travers de porc au gingembre d’un vieux Cuisine Actuelle. Sauf que je ne suis pas fan des travers de porc, donc je les ai remplacés par des morceaux de filets de porc coupés en lanières.

Pour 4 personnes

  • 400 g de filets de porc
  • 1 oignon rouge haché
  • 1 cuil. à soupe de persil haché (ou de basilic thaï)
  • 1 cuil. à soupe de gingembre pelé et haché
  • 2 cuil. à soupe de miel
  • 1 cuil. à soupe de sauce soja
  • 15 cl de jus de citron
  • 50 cl de jus d’orange (moi je n’en avais pas, mais c’est sans doute meilleur)
  • Sel, poivre

La veille, mettez les filets de porc, coupés en lanière dans un plat avec les jus d’agrumes, le gingembre et la sauce soja. Mélangez et laissez mariner au frais.

Le jour même faites cuire le porc égoutté à la poêle. Réservez.

Dans la même poêle, mélangé les sucs de cuisson, la moitié de la marinade et le miel. Faites réduire presque jusqu’à obtenir un caramel (gouttez, si vous trouvez ça trop sucré rajoutez un peu de marinade). Remettez le porc dans la poêle et enrobez-les de sauce aux agrumes et gingembre.

Servez chaud avec du riz ou tiède en accompagnement d’une grande salade.

La tarte filo aux légumes 

Il s’agit d’une recette inspirée du magazine Zeste de juillet 2016. À la base, c’est une tarte en pâte filo aux légumes du printemps, mais elle peut être mise à toutes les sauces et adaptée aux légumes de saison (ou simplement à ceux que l’on aime, trouve, etc.)

Pour 6 personnes

  • 4 cuil. à soupe d’huile (d’olive pour moi)
  • 8 feuilles de pâte filo (Pour ma part, je n’en ai pas trouvé, j’ai donc fait avec des feuilles de brick. C’est bon, mais ça serait meilleur avec la pâte filo)

Et d’ailleurs connaissez-vous la différence entre la pâte filo et la feuille de brick ? La pâte filo est originaire de Grèce et de Turquie, elle est plus légère, plus fine et plus friable à la cuisson que la feuille de brick et se prépare avec de la farine blanche, de l’eau et du sel. La feuille de brick provient du Maghreb (on l’appelle Malsouka en Tunisie et Ouarka au Maroc). Elle est plus épaisse et plus résistante que la pâte filo et est produite à partir de pâte de semoule bouillie, d’eau et de sel.


  • 50 g de chapelure
  • 6 œufs
  • 200 g de crème fraîche épaisse
  • 200 g de feta
  • Des légumes (dans mon cas : courgettes et fenouils)
  • 2 citrons jaunes non traités (facultatif)
  • Herbes aromatiques ou épices (facultatifs selon les légumes pour moi menthe, basilic, piment)
  • Sel, poivre

Préchauffez le four à 180°C. Huilez légèrement un grand moule à tarte ou un plat à four. Couvrez le fond du moule de papier cuisson.

Coupez les légumes en tranches fines. Émiettez la feta. (Prélevez le zeste des citrons. Émincez grossièrement les feuilles d’herbes aromatiques).

Séparez les feuilles de pâte filo, couvrez-les d’un torchon humide. Si possible au pinceau, huilez chacune des feuilles, en les laissant bien dépasser du bord, tout en répartissant de la chapelure entre chacune des feuilles. Lorsque vus disposez la dernière feuille, huilez-là encore. Roulez les bords sur eux-mêmes.

Mélangez les légumes, salez, poivrez, ajoutez l’huile restante puis disposez le tout dans une lèchefrite recouverte de papier cuisson. Mettez-là sur le niveau inférieur du four. Au-dessus, mettez le moule à tarte. Laissez cuire 5 min.

Enlevez les légumes du four. Sur le fond de tarte, étalez un œuf battu. Laissez cuire 5 min de plus jusqu’à ce que la pâte soit dorée et croustillante. Si vous utilisez de la feuille de brick, il faudra peut-être la cuire un peu plus longtemps.

Fouettez les œufs restants avec le zeste des deux citrons, les herbes, la crème fraîche, (les épices). Salez, poivrez. Disposez la moitié des légumes dans le fond de tarte. Ajoutez la moitié de la feta. Versez la préparation aux œufs, puis disposez le reste de vos légumes et de votre feta. Laissez cuire 40 min.

Sortir la tarte du four et laissez refroidir avant dégustation. Accompagnez là d’une salade.

Bon Appétit

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Exposition Picasso-Giacometti (album photos)

Du 4 octobre 2016 au 5 février 2017, le Musée Picasso présente la toute première exposition consacrée à l’œuvre de deux des plus grands artistes du XXe siècle : Pablo Picasso (1881-1973) et Alberto Giacometti (1901-1966).

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Face à face

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Chat perché

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Réflexion

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Passage

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Autoportrait

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Discussion

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A quoi pensent t’ils ?

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